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Le
phénomène de
la corruption existe à
l'état endémique
dans toutes les sociétés
humaines où s'affrontent
et se conjuguent les influences
majeures du pouvoir et de
l'argent. Lorsque la corruption
passe au stade épidémique,
l'opinion publique prend progressivement
conscience que le mal gagne
et corrode l'esprit civique,
déséquilibre
les relations économiques,
gangrène le tissu social
et bouleverse l'échelle
des valeurs sur lesquelles
sont bâties les civilisations.
Il y a alors péril
pour la société
parce que ce phénomène
s'auto alimente, s'enracine
et a tendance à s'accélérer.
En
effet, la corruption fait
obstacle au développement
économique et social,
entrave la consolidation des
institutions démocratiques
et empêche les pays
en développement d'attirer
des investissements étrangers.
Elle est donc un mal qui ronge
ces pays par la réduction
de leur croissance économique
et plonge la majorité
de la population dans une
misère indescriptible.
Dans son message à
l'Assemblée Nationale
sur l'état de la Nation
le 29 décembre 1997,
le Président KEREKOU
disait que la corruption constitue
l'un des graves fléaux
auxquels notre société
doit s'attaquer énergiquement
sans esprit de défaitisme
et de compromission aucune.
De
même, dans son allocution
à l'ouverture de l'Atelier
Régional Bilingue le
13 janvier 1998, Son Excellence,
Monsieur le Président
de la République, Mathieu
KEREKOU disait :
" la dilapidation des
deniers de l'Etat, la mauvaise
gestion des ressources aussi
bien financières que
humaines, l'abus des biens
sociaux sont autant d'éléments
qui démontrent que
bon nombre de pays africains
sont confrontés au
problème de corruption
se traduisant par les pertes
de la valeur d'éthique
".
La situation économique
du Bénin vers la fin
des années 80 était
caractérisée,
entre autres, par la faillite
du système bancaire,
l'effondrement général
de l'économie, la dégradation
de la situation sociale..
L'appareil, administratif
était devenu une machine
inopérante. Cette sombre
image a entraîné
la dégradation de la
situation sociale au BENIN
au point qu'en février
1990, une Conférence
des Forces Vives de la Nation
avait invité tous les
fils du Bénin, tant
de l'intérieur que
ceux de la diaspora, à
conjuguer leurs efforts pour
sauver le Bénin de
ce désastre en vue
d'assurer des lendemains meilleurs
aux générations
futures.
Les résolutions issues
de ce forum national ont été
souveraines et immédiatement
applicables. Au nombre de
ces résolutions, figure
la moralisation de la vie
publique.
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Repère d'Identité
et
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