|

Discours
du Président de la République,
Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement.
-Monsieur
le Président de l'Assemblée
Nationale,
-Madame Le Président de la cour Constitutionnelle,
-Monsieur le Président de la Cour Suprême,
-Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
-Monsieur le président du Conseil Economique
et Social,
-Monsieur le Président de la Haute
Autorité de l'Audiovisuel et de la
Communication,
-Excellences, Mesdames et Messieurs les Membres
du corps diplomatique et consulaire,
-Mesdames et Messieurs les représentants
des Organisations Internationales,
-Mesdames et Messieurs les Présidents
des Organisations non-gouvernementales,
-Honorables invités,
-Mesdames et Messieurs.
En procédant le 28 mars 1998 à
la clôture du forum national sur la
mobilisation de la société civile
pour la lutte contre la corruption, j'avais
noté avec un intérêt particulier
que les conclusions des travaux avaient mis
l'accent sur la nécessité de
tout mettre en œuvre pour assurer:
-La transparence et l'équité
dans la conduite des affaires publiques;
-l'amélioration du paysage juridique
et l'application stricte des lois et règlements
en vigueur en vue de reconnaître et
de sanctionner sans complaisance aucune les
fautes et crimes économiques;
-Le renforcement des actions d'éducation,
de sensibilisation, d'instruction civique
et morale et de pression de la part de la
société civile.
C'est
dans l'esprit de ces pertinentes recommandations
que mon gouvernement a décidé
de faire de la moralisation de la vie publique
pour l'année 1999, le sujet central
de tout débat en vue d'une mobilisation
générale de l'opinion nationale
et internationale, à travers une vaste
sensibilisation et des débats critiques
avec les différentes couches et institutions
pour la promotion et le progrès de
l'action entreprise.
Etant l'une des préoccupations essentielles
du gouvernement, la moralisation, à
l'instar de la justice relève de l'éthique
et exige de tous ceux l'entreprennent ou sont
chargés de la mettre en œuvre,
une remise en cause permanente compte tenu
de la subtilité et de la complexité
des manifestations du phénomène
à combattre.
En effet, tout a un remède et le diagnostic
a révélé qu'au-delà
de la moralisation acquis de la société
civile, il faut le soutien et la participation
active des trois pouvoirs qui sont l'exécutif,
le législatif et le judiciaire dont
l'action concertée peuvent garantir
le succès de la lutte contre la corruption
et par conséquent l'enracinement de
la démocratie dans notre pays.
Cette
complémentarité des trois pouvoirs
vise l'instauration d'un environnement moral
et favorable à l'éclosion de
tous les secteurs productifs pour la jouissance
des droits fondamentaux qui se ramènent
pour nous béninois au concept du minimum
social commun c'est-à-dire: se loger,
se nourrir, se vêtir, s'instruire et
se soigner.
L'objectif du présent séminaire
est d'identifier et d'analyser les divers
goulots d'étranglement à l'action
de la moralisation de la vie publique au niveau
de l'exécutif, du législatif
et du judiciaire, en vue d'atteindre les performances
visées par le gouvernement pour la
réussite d'un combat aussi difficile
et complexe mais noble et exaltant.
En finançant entièrement le
présent séminaire par le budget
national, mon gouvernement vient une fois
encore de donner la preuve inébranlable
de poursuivre contre vents et marées
la lutte d'éradication de grand fléau
qu'est la corruption.
C'est le témoignage permanent de la
foi et de la conviction qui nous animent toutes
les Béninoises et tous les Béninois
dans la mise en œuvre de la politique
de moralisation de la vie publique au Bénin
et l'accomplissent de cette mission fondée
essentiellement sur la prospection par tous
les citoyens du caractère transcendantal
de la nation, de la patrie et donc de l'Etat
qui est en l'incarnation contingente.
C'est pourquoi, le peuple béninois
tout entier doit aujourd'hui se rappeler plus
que jamais, du tournent décisif qui
s'est amorcé à la fin du 2ème
millénaire où l'attention internationale
s'est focalisée sur les droits de l'homme,
la démocratie, l'environnement, la
mondialisation de l'économie et la
globalisation de la technologie de communication.
Face à ces contingences l'exécutif
dans tout pays doit pouvoir assurer l'indépendance
et l'intégrité du système
judiciaire pour qu'il devienne la pierre angulaire
de l'Etat dont dépend l'efficacité
de tous les efforts visant à lutter
contre la corruption pour un développement
durable.
C'est dire que la justice ne doit pas être
celle des nantis et des puissances d'argent.
Elle doit traduire en toutes circonstances
la relation dialectique étroite, entre
l'application rigoureuse de la loi et l'intime
conviction des juges.
Le parlement doit créer le cadre législatif
nécessaire pour s'attaquer efficacement
à la corruption de manière à
inciter le gouvernement à rendre compte
à tout moment des ces actes. C 'est
ainsi qu'il pourra jouer pleinement son rôle
de contre poids et de contrôle de pouvoir
exécutif.
Mesdames et messieurs les séminaristes
deux jours durant vous aurez à réfléchir
sur l'importance de la mission de la justice
et du législatif dans la moralisation
de la vie publique à travers les termes
que sont:
- Justice, socle de la moralisation;
- Justice et moralisation au service du
développement;
- Rôle de l'Assemblée Nationale
dans la moralisation de la vie publique;
Il
s'agira pour vous de définir clairement
les voies et moyens qui permettront à
la justice de devenir un véritable
facteur de développement et la moralisation
une réalité, car sans une sainte
il ne peut avoir une bonne gouvernance.
Pour terminer mon propos je voudrais exhorter
tous les participants à ce présent
séminaire à faire valoir leur
génie créateur pour enrichir
les débats dont les conclusion seront
inscrites dans les annales de l'histoire de
notre pays, le Bénin.
Vive le renouveau démocratique
Vive le Bénin
Je vous remercie
|